Melanchton/Sédévacs = même combat
Le protestant « réformé » Philippe Melanchton, le successeur de Martin Luther, utilisait le même raisonnement et la même terminologie que les dissidents, concernant le Concile de Trente. Il écrivait dans une lettre à l’archevêque Cranmer en avril 1548 :Le Concile de Trente rend équivoque ses décrets dans le but de protéger ses erreurs par des expressions ambiguës. Une telle sophistique doit être jetée hors de l’Eglise.
– Source en anglais / source en Latin (Lib. iii., Ep. 42 bis, col. 523)
Pareillement, Jean Calvin a utilisé le même raisonnement, dans ses Actes du Concile de Trente: Avec le remède contre le poison (1547). Écrivant à propos des canons traitant de la justification,… Canon 10, ses habituelles affinités anticatholiques reprennent le dessus :
« Si leur maudissons [anathèmes] avaient quelque vertu, ceux qui n’ont point été nourris aux écoles de Sophisterie, seraient bien rigoureusement punis pour leur simplicité. Car ces vénérables Docteurs ont par ce devant affirmé, que la seule cause formelle de notre justification, est la justice de Dieu. Maintenant ils anathématisent ceux, qui penseront que l’obéissance de Jésus-Christ soit notre justice formelle. Ils diront qu’ils parlent en divers sens. Je le vois bien, ou pour le moins je m’en doute. Toutefois si on se trompe au mot, on sera incontinent [immodérément] anathématisé sans y penser : même il peut être, qu’ils ont ici condamné une sentence non entendue. »
De la même façon, Martin Luther considérait un de ses premiers adversaires de débats, Erasme, comme un penseur « ambigu », sournois et malhonnête. Luther écrivait à son propos :
« Cette observation met en moi une détermination (laissez faire aux autres ce qu’ils veulent) à ne pas croire Erasme, même s’il déclarait en termes clairs, — que le Christ est Dieu. Plutôt je lui adresserais cette expression sophiste de Chrysippe qui dit, « si tu mens, alors tu mens même en disant la vérité »… Notre roi de l’ambiguïté, pourtant, est assis sur son trône ambigu en sécurité, et nous détruit, stupides Chrétiens que nous sommes doublement. Premièrement, c’est sa volonté, et cela lui apporte un grand plaisir, de nous offenser par ses termes ambigus: et effectivement il n’aimerait pas cela, si nous, têtes dures, n’étions pas offensés. Ensuite, quand il voit que nous sommes offensés, et que nous sommes après ses figures de style insidieuses, et que nous avons commencé à nous exclamer contre lui, il commence alors à triompher et à se réjouir de ce que la proie qu’il convoitait a été prise au piège. »
– Lettre à Nicolaus von Amsdorf, 11 mars? 1534
Luther croyait apparemment (en conjonction avec la description ci-dessus) qu’Erasme avait nié la divinité du Christ et de la Sainte Trinité [Dave, maintenant: ça vous dit quelque chose? En ce moment on entend de stupides allégations racontant que le Pape François nierait apparemment ce genre de choses], ce qui est absolument absurde. En une insulte, il dit de façon ridicule qu’Erasme était athée.
Un prêté pour un rendu. Rien de nouveau sous le soleil… La façon dont les « réformateurs » Protestants Mélanchthon et Calvin considéraient Trente comme « ambigu » est la même que les dissidents « Catholiques » aujourd’hui (comme le Dr. Joseph Shaw) avec Vatican II et Amoris laetitia. Ce que Luther pensait d’Erasme est, en ce sens, très similaire à la façon dont le Dr. Shaw et les signataires du Correctio voient le Pape François. L’« ambiguïté » et l’arbitraire effréné, avec le subjectivisme non-concluant, font autorité de nos jours. Encore une fois, ils pensent remarquablement — en très grande partie, en impliquant l’autorité magistérielle catholique — comme les révolutionnaires Protestants et « réformateurs » qui s’opposaient à l’Eglise presque 500 ans plus tôt. [ces trois extraits de « Réformateurs » viennent de documentation du 10-11-17]
L’hérésie ne pourra jamais corrompre un Concile Œcuménique, ratifié par un pape. Dieu ne laisserait tout simplement pas cela arriver. C’est un principe de foi, et fait partie intégrante de l’ecclésiologie catholique.