jean-yves macron

Capsule 10 : le nouvel évangile sedevacantiste occulte ou assumé

Capsule 10 : le nouvel évangile sedevacantiste, occulte ou assumé.

Les sedevacantistes, assumés ou occultes, enseignent des doctrines nouvelles sur l’indéfectibilité de l’Église, la succession apostolique, la visibilité et la permanence de la hiérarchie catholique.

Ils enseignent, en outre, que plusieurs Papes et un concile Œcuménique ont pu enseigner et enseignent depuis 60 ans des hérésies, que l'Eglise peut faillir et a failli dans sa Mission de conduire les âmes au Ciel et les emmène, de fait, en Enfer.

Pour justifier ces formelles hérésies, leurs prêtres enseignent qu'ils ont, de droit divin, le pouvoir de se donner à eux-mêmes des juridictions de suppléance universelles.

Ils enseignent que l'Eglise Catholique est sans Tête visible et sans succession apostolique formelle depuis Pie XII, pour les sede-lefebvristes et depuis Benoit XVI pour les sedevacantistes-bénéplénistes et que, Dieu merci ! l’Eglise a pu se réfugier dans un de leurs évêques schismatiques, sans d'ailleurs avoir pu se mettre d'accord sur lequel.

Le ridicule ne tue pas et ces nouvelles doctrines sont toujours enseignées par leurs "théologiens" sur leurs sites officiels.

Cependant, pour qu’une doctrine soit catholique et conforme à la vérité, celui qui l'enseigne doit, avant tout, avoir été « envoyé » par les autorités légitimes de l'Eglise catholique, tout comme Jésus a été envoyé par son Père pour enseigner l’Évangile.

C’est le principe traditionnel de juridiction qui permet de garantir au fidèle que celui qui prêche a reçu, d’une autorité supérieure légitime, la mission et les mandats apostoliques correspondant à sa charge, et qu'il reçoit donc bien l’assistance nécessaire du Saint Esprit, pour bien conduire les âmes à leur salut.

C’est aussi et surtout ce qui permet de distinguer infailliblement le prêtre catholique, envoyé par Dieu, du faux-prophète « qui s’envoie de lui-même ».

Dieu a-t-Il réellement envoyé les sedevacantistes (occultes ou assumés) prêcher ces nouvelles doctrines sur l'Eglise et la papauté, ou bien agissent-ils de leur propre chef, en s’« envoyant eux-mêmes » ?

Des nouvelles doctrines facilement repérables :

Ces nouvelles doctrines, contraires à la Tradition et à l'enseignement Magistériel bimillénaire de l'Eglise catholique :

- n'ont jamais été enseignées dans l’Église auparavant, ni fait l’objet d’aucune déclaration.

- Elles sont contraires à 19 siècles de pratiques courantes dans l’Église.

- Elles développent un comportement et une foi schismatiques chez ceux qui y adhèrent.

- Elles permettent de justifier des comportements condamnables et de formels péchés.

- Elles ont des origines et des auteurs, facilement identifiables dans l'histoire des hérésies.

- Elles permettent de justifier des transgressions aux lois canoniques, des modifications du catéchisme et de se soustraire aux préceptes de l'Evangile.

- Elles permettent d’élargir l’interprétation de certaines règles ou doctrines ainsi que de rendre hérétiques des enseignements qui ne le sont pas.

- Elles créeent des divisions et des sectes parmi leurs propres fidèles, en plus d’avec l’ensemble de tous les autres catholiques.

- Elles contredisent l’enseignement de nombreux théologiens approuvés, dont Saint Thomas d’Aquin.

- Enfin, ces doctrines nouvelles remplissent toutes les conditions exposées par Saint Robert Bellarmin sur l’identification des sectes hérétiques".
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jean-yves macron

@apvs Concernant votre argument de la vacance pendant un interrègne.
"Même durant le cas d'interrègne (lorsqu'il n'y a pas de Pape), le Christ ne cesse pas pour autant d'être "tous les jours" avec les légitimes Successeurs des Apôtres (évêques nommés directement ou indirectement par le Pontife Romain). Ceux-ci, bien que privés de leur tête visible (le Pape), continuent d'une certaine façon de perpétuer la mission apostolique de l'Eglise (enseigner la vraie foi, gouverner les fidèles et les sanctifier).
Par ailleurs, il est impossible que l'interrègne date depuis la résignation de Benoît XVI en 2013. En effet, l'ensemble des évêques a reconnu François comme pape en 2013. Or, s'ils avaient eu tort, cela voudrait dire qu'il aurait fallu rejeter la légitimité de François en 2013, mais cela impliquerait une séparation d'avec tous les évêques du monde, ce que les papes ont fermement condamné (cf. Pastoris Aeternus, Eximia Nos Laetitia, etc.). Par conséquent, François est véritablement Pape".
L'argument n'est pas non plus pertinent parce qu’aucun Pape post conciliaire n'a enseigné l'hérésie, ni François non plus. On ne voit donc pas pourquoi l'Eglise serait sans tête, depuis 60 ans pour les uns ou 12 ans pour vous.
Voici un extrait de ce que je relatais dans l'article 17: Article 17 : l’infaillibilité des élections pontif…
à propos de Paul VI (valable pour François), tiré du droit canon sur l'élection et la déchéance des papes :
"Pour que Paul VI n'ait plus été pape à partir de Vatican II, comme le suppose le sedevacantiste, alors, il aurait fallu impérativement que l'approbation-reconnaissance de sa qualité de pape lui ait été solennellement et publiquement retirée par les cardinaux dans leur majorité canonique après Vatican II, à la face de toute l'Église. Or, l'Histoire n'enregistre aucun acte de cette nature.
Puisque donc les cardinaux dans leur majorité canonique n'ont pas repris après Vatican II l'approbation-reconnaissance de la qualité de Vicaire du Christ sur Paul VI, qu'ils avaient posée sur lui lors de son élection au Siège de Pierre et qui est la règle prochaine de la Légitimité pontificale, alors, on a la certitude de Foi, par le fait dogmatique, que Paul VI fut bien vrai Vicaire du Christ pendant et après le concile moderne, et ce, jusqu'à sa mort arrivée le 6 août 1978.
Car l'Église Universelle étant assistée immédiatement par le Saint-Esprit dans cette infaillible approbation-reconnaissance qu'elle fait de la qualité de pape sur un tel, la récuser, ne pas s'y soumettre, c'est ipso-facto s'excommunier soi-même de l'Église, par le schisme formel" .

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