Prière de l’Abbé Charles Arminjon Prières>sur l'Espérance Voici la Prière « Heureux celui qui peut tourner ses espérances vers ce séjour fortuné » extraite d’une conférence sur la fin du monde de Monsieur l’Abbé Charles-Marie-Antoine Arminjon (1824-1885), Missionnaire apostolique, Chanoine honoraire de Chambéry et d’Aoste, ancien professeur d’Écriture Sainte, d’histoire ecclésiastique et d’éloquence sacrée au Grand Séminaire de Chambéry, membre de l’Académie impériale de Savoie et auteur du livre « Fin du monde présent et mystères de la vie future » La Prière de M. l’Abbé Arminjon« Heureux celui qui peut tourner sesespérancesvers ceséjour fortuné » : « Heureux celui qui peut oublier un instant les sollicitudes présentes, pour tourner ses espérances vers ce séjour fortuné, et s’élever par la pensée à ces hautes sphères de la contemplation et de l’amour. Qu’il sera doux de contempler d’une seule vue et d’un seul trait toutes les merveilles du Dieu Très Haut, dans l’ordre de la nature, comme dans l’ordre de la grâce et de la gloire. C’est alors que dans leurs ravissements, les élus uniront leurs chants et s’écrieront en chœur : Que vous êtes admirable dans vos œuvres, ô mon Dieu ! Maintenant l’univers est devenu un temple, où se trouvent retracées, en caractères éclatants et indélébiles, l’excellence et la sublimité de votre Nom. Bénédiction, honneur, sagesse et force à notre Dieu dans les siècles des siècles ! Mais, ô mon Dieu, que ces idées sont loin de la pensée de la plupart des hommes, et quel est celui qui daignera donner une faible attention au peu que nous nous sommes efforcés de balbutier ? Le grand nombre, aveuglé par ses passions, dévoré par la fièvre de la cupidité et de l’orgueil, est à mille lieues de s’occuper de son âme et de son avenir. Enfants des hommes, jusqu’à quand aurez-vous le cœur appesanti, et demanderez-vous votre nourriture au mensonge et au néant ? Quand cesserez-vous de vous retracer la mort comme un épouvantail, et de la regarder comme l’abîme des ténèbres et de la destruction ? Essayons aujourd’hui de comprendre qu’elle n’est pas l’obstacle, mais le moyen ; elle est le passage et la pâque qui mène du royaume des ombres à celui de la réalité, de la vie mobile à la vie immuable et indéfectible. Elle est la sœur amie dont la main écartera un jour les nuages et les vains fantômes, pour nous introduire dans le Saint des saints de la certitude et de l’incomparable beauté. Nous vous avons obéi, Seigneur mon Dieu, nous les avons dites ces choses, nous les avons écrites, nous les avons prêchées. Puissent ceux qui les ont entendues, et nous avec eux, en obtenir un jour, par une vie sainte et exempte de péché, la parfaite réalisation ! » Ainsi soit-il. Abbé Charles-Marie-Antoine Arminjon (1824-1885) - « Fin du monde présent et mystères de la vie future », quatrième conférence :« du lieu de l’immortalité ou de l’état des corps glorieux après larésurrection »
Dio vi salvi, Regina Traduction en français Dio vi salvi Regina E Madre Universale Per cui favor si sale Al Paradiso. Que Dieu vous garde, Reine, Et Mère universelle Par qui on s'élève Jusqu'au Paradis. Voi siete gioia e riso Di tutti i sconsolati, Di tutti i tribolati, Unica speme. Vous êtes la joie et le rire De tous les attristés, De tous les tourmentés, L'unique espérance. A voi sospira e geme Il nostro afflitto cuore, In un mar di dolore E d'amarezza. Vers vous soupire et gémit Notre cœur affligé Dans une mer de douleur Et d'amertume. Maria, mar di dolcezza I vostri occhi pietosi, Materni ed amorosi A noi volgete. Marie, mer de douceur, Vos yeux pieux Maternels et aimants, Tournez-les vers nous. Noi miseri accogliete Nel vostro santo Velo Il vostro Figlio in Cielo A noi mostrate. Nous, malheureux, accueillez-nous, En votre saint Voile Votre fils au Ciel Montrez-le nous. Gradite ed ascoltate, O Vergine Maria, Dolce, clemente e pia, Gli affetti nostri. Acceptez et écoutez Ô Vierge Marie, Douce, clémente et pieuse, Nos marques d'affection. Voi dei nemici nostri A noi date vittoria ; E poi l'Eterna gloria In Paradiso. Sur nos ennemis Donnez-nous la victoire ; Et puis l'Éternelle gloire Au Paradis.
Saint Cyprien (v. 200-258) Évêquede Carthage etmartyr. La Prière du Seigneur,9-11 ; PL 4, 523 La prière des enfants deDieu Comme les mystères de la prière du Seigneur sont nombreux et profonds ! Ils sont contenus dans de brèves paroles, mais avec quelle richesse ! « Priez ainsi, dit le Seigneur : Notre Père qui es aux cieux ». L'homme nouveau, régénéré et rendu à son Dieu par la grâce divine, commence par dire « Père », parce que désormais il est devenu fils. Le Verbe, la Parole de Dieu, « est venu chez les siens, dit l'Évangile, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1,11-12). Celui qui a cru en son nom et qui est devenu enfant de Dieu doit donc commencer à rendre grâce et à proclamer qu'il est enfant de Dieu, en appelant le Dieu qui est aux cieux son Père. Comme le Seigneur est plein de miséricorde ! Comme sa bienveillance et sa bonté envers nous sont généreuses, pour nous faire prier ainsi en présence de Dieu jusqu'à l'appeler Père ! Comme le Christ est Fils de Dieu, il a voulu que nous aussi nous portions le nom de fils de Dieu. Personne parmi nous n'aurait jamais osé employer ce mot dans la prière : il fallait que le Seigneur lui-même nous y encourage. Nous devons donc nous rappeler, frères bien-aimés, et savoir que lorsque nous appelons Dieu notre Père, il faut que nous nous comportions comme des enfants de Dieu. Si nous nous complaisons à considérer Dieu comme notre Père, il doit pouvoir se complaire en nous aussi. Vivons donc comme des temples de Dieu (1Co 3,16), pour que les hommes puissent reconnaître que Dieu habite en nous.
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