Vatican II et saint Thomas d’Aquin : continuité réelle ou rupture avec la tradition scolastique ?
J’ai jusqu’ici pris le temps de répondre à vos commentaires, y compris lorsqu’ils étaient hors sujet ou dépourvus de pertinence. Je vais désormais m’en abstenir. Nos échanges ne sont manifestement pas au même niveau de compréhension et d’argumentation. Je vous prie donc de m’excuser, mais je préfère en rester là.
Vatican II et saint Thomas d’Aquin : continuité réelle ou rupture avec la tradition scolastique ?
Vous mélangez ici deux questions : les limites de certaines formulations théologiques de saint Thomas et la doctrine catholique sur le salut.
Que saint Thomas ait pu laisser certaines questions ouvertes, ou que certaines de ses opinions théologiques aient été ultérieurement discutées, ne permet absolument pas d’en déduire que la théologie traditionnelle contenait « le ver dans le fruit ». Saint Thomas n’est pas l’Église : ses opinions théologiques ne constituent pas, à elles seules, le dogme catholique.
En revanche, votre hypothèse sur le « mystère de la mort » pose un problème beaucoup plus sérieux. La doctrine catholique traditionnelle ne dit nullement que tout non-chrétien « méritant » aurait nécessairement reçu, à un moment inconnu de sa vie, le baptême ou la foi nécessaires au salut sans le savoir. Elle affirme au contraire la nécessité de la grâce, de la foi et du baptême, tout en distinguant le cas extraordinaire de ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile.
Quant aux limbes des enfants, les présenter comme une conséquence d’un « postulat aveugle » est également excessif. Les limbes ne sont pas un dogme défini, mais une construction théologique traditionnelle visant précisément à tenir ensemble deux vérités : le péché originel prive de la vision béatifique, tandis que Dieu ne punit pas de peines positives ceux qui n’ont commis aucun péché personnel.
Surtout, il faut éviter un anachronisme : les théologiens traditionnels ne partaient pas du principe que « rien ne se passe à la mort ». Ils partaient de la distinction catholique entre la justification dans cette vie, la nécessité de mourir en état de grâce et le jugement particulier.
Le véritable problème apparaît lorsque, sous prétexte de résoudre les difficultés de la théologie traditionnelle, on finit par construire une nouvelle doctrine où l’ignorance religieuse devient pratiquement une voie ordinaire de salut. C’est précisément cette évolution qu’il faut examiner : non pas à partir de ce que nous souhaiterions que soit le salut, mais à partir de ce que l’Église a réellement enseigné avant les innovations théologiques modernes.
Vatican II et saint Thomas d’Aquin : continuité réelle ou rupture avec la tradition scolastique ?
J'utilise une métaphore qui résume mon argument central :
C’est comme si tu avais un poisson rouge dans un bocal qu’il connaît parfaitement, où il règne seul en maître. Puis, volontairement, tu le prends et tu le places dans un nouveau bocal, rempli d’une multitude de poissons différents.
Certes, c’est toujours le même poisson rouge, il est toujours là, et il est toujours aussi beau. Mais ce n’est plus son bocal. Le terrain a changé, l’environnement a changé, et surtout, il n’est plus seul : on l’a délibérément placé au milieu d’une multitude de poissons qui lui sont étrangers, voire hostiles.
C’est précisément là que se trouve le problème : conserver le poisson rouge tout en changeant volontairement le bocal et l’écosystème dans lequel il évolue.
Certes, c’est toujours le même poisson rouge, et on peut continuer à le montrer fièrement en disant : « Regardez, nous avons conservé saint Thomas ! » Mais ce n’est plus son bocal. Le terrain a volontairement été changé, l’environnement a été bouleversé, et on l’a délibérément placé au milieu d’une multitude de poissons hostiles. Dès lors, la simple conservation du poisson rouge ne suffit plus à établir la continuité avec son ancien environnement.
Et si le changement de bocal a été volontairement conçu pour neutraliser son influence, l’opération ne relève plus d’une simple évolution : elle peut légitimement conduire à s’interroger sur l’intention qui la sous-tend, voire sur son caractère malveillant.
Vatican II et saint Thomas d’Aquin : continuité réelle ou rupture avec la tradition scolastique ?
Je vais le dire simplement : tu n’as rien compris à mon article… si toutefois tu l’as vraiment lu !
Vatican II et saint Thomas d’Aquin : continuité réelle ou rupture avec la tradition scolastique ?
Ton commentaire est sans intérêt.
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Oui.
Oui.
Non.
La papauté n'est pas un sacrement.
Le pape ne reçoit pas un « caractère pontifical » comparable au caractère sacerdotal ou épiscopal.
Il reçoit un office ecclésiastique, avec une juridiction suprême et universelle.
Je ne prétends pas résoudre ce qui semble être un Mystère, mais je ne veux pas faire partie de cette mafia.
C'est tout ce que je peux dire.
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